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 Interview de l'Equipe

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MessageSujet: Interview de l'Equipe   Mar 13 Jan - 20:22

Marc Gicquel a commencé sa carrière à l'âge où Kim Clijsters devrait prendre sa retraite. A 24 ans, il s'est lancé sur le circuit et à 29 ans, il a joué cet été ses deux premiers tournois du Grand Chelem avec, en point d'orgue, un huitième de finale à l'US Open. Dans ce premier volet, le Breton revient sur son parcours américain.

Marc Gicquel, exceptionnel à l'US Open. (L'Equipe)

«Je suis frais comme un joueur de 23 ans»



«Marc Gicquel, avec le recul, comment analysez-vous votre parcours à l'US Open ?

Je suis très heureux de ma tournée. Quand je suis parti aux Etats-Unis, je ne pensais pas faire huitièmes à l'US Open et surtout jouer contre Roger Federer à ce stade. C'était une tournée fabuleuse. J'avais bien commencé à Cincinnati et New Haven en me qualifiant et en battant de bons joueurs. Je suis arrivé avec beaucoup de confiance, puis j'ai eu un bon premier tour pour un Grand Chelem contre Christophe Rochus. Après j'ai bien enchaîné face à Juan Carlos Ferrero, je n'ai pas surjoué. J'ai fait un bon match, j'ai été constant du début à la fin, j'ai très bien servi et je me suis rendu compte que je pouvais me hisser à son niveau. Puis contre Gaston Gaudio, j'ai enchaîné avec la manière 7-6 au cinquième set. J'ai repensé au match contre Nicolas Kiefer à Roland-Garros (NDLR : défaite (6-0, 6-1, 5-7, 3-6, 11-9) au deuxième tour). Si j'avais perdu le match contre Gaston Gaudio, j'aurai eu beaucoup plus de regrets que contre Nicolas Kiefer.

Le souvenir marquant de cet US Open, c'est avant tout d'avoir affronté Roger Federer ?




C'est d'abord le huitième contre Federer puis mes deux victoires contre Ferrero et Gaudio. L'apothéose était de finir face à Federer. Si ça se trouve je ne jouerai plus jamais contre lui, j'espère que cela n'arrivera pas, mais au moins, je l'aurai affronté.

Cette accession en huitièmes ne vous donne pas de regrets sur vos débuts tardifs sur le circuit professionnel ?

Non. Si je m'étais lancé plus tôt, à 18 ou 19 ans, je ne pense pas que je serais arrivé au niveau où je suis actuellement. Je n'avais pas envie, je n'étais pas motivé, je n'avais pas envie de partir, j'étais bien à faire des tournois en France, j'étais chez moi. Pourquoi changer cela ? Si j'avais dû partir, peut-être que je n'aurais pas bien joué, je serais parti en "live" et peut-être que je n'aurais pas eu envie de me relancer sur le circuit.

Ce départ tardif est une force aujourd'hui ?

Oui parce que j'ai commencé sur le circuit ATP à 24 ans, cela fait cinq ans aujourd'hui. C'est comme un jeune qui a commencé à 18 ans et qui a 23 ans. Je suis frais comme un joueur de 23 ans, physiquement je suis bien.

Avec en plus l'envie de profiter au maximum, de prendre du plaisir ?

Là j'en prends de plus en plus. D'affronter des joueurs comme Ferrero, Gaudio, Federer, les Grands Prix, je profite un maximum. J'en ai bien profité contre Ferrero, je me suis vraiment bien amusé avec le public. Aux Etats-Unis, ils aiment bien le show.

Vos grands écarts et vos glissades sur ciment naissent-elles de cette envie de faire le show ?

Je joue avec cela aussi parce que je sais qu'ils aiment bien. Mais les glissades, ce sont des automatismes, je ne peux pas m'en passer. C'est comme Gaël Monfils. J'ai toujours glissé sur dur. Je ne peux pas faire autrement. Quand je suis en bout de course, je vais glisser. Je ne le fais pas pour les gens.»


Après avoir relaté son aventure à l'US Open, Marc Gicquel revient sur son parcours hors du commun. Programmé pour devenir professeur de sports, il a bifurqué vers une carrière professionelle à 24 ans, a bourlingué sur les tournois challengers avant de se retrouver 62e mondial au sommet de sa forme à 29 ans.


«Un gros travail mental»



«Marc Gicquel, qu'est-ce qui fait la différence entre le joueur d'il y a un an et celui d'aujourd'hui ?

J'ai plus confiance en moi, j'ai pris conscience de certaines choses, notamment que je pouvais y arriver, que je pouvais battre des joueurs du Top 100 ou du Top 50. Physiquement, je suis aussi fort que l'année dernière. Tennistiquement, je frappe peut-être un peu mieux et dans ma tête, je suis bien. Je me sens bien sur le terrain et le mental suit.

Aujourd'hui, vous avez le sentiment d'être joueur professionnel, de faire partie du monde pro ?

Oui, une fois qu'on fait partie du Top 100. Cela me fait plus cette sensation-là. Quand j'étais 150-200-250e, c'était différent. Quand les gens parlent du grand circuit, ce sont les Grands Prix, les Grands Chelem et on ne parle jamais des tournois challengers ou Futures. Quand on dit il a trois matches sur le grand circuit, cela me fait un peu rigoler parce qu'on a joué les challengers et les qualifs. Quand on se qualifie, il ne nous compte pas les matches de qualifs.

Où situez-vous le déclic ?

Je devais entre 150 ou 160e, et cela s'est produit à Grenoble et Lyon. Je gagne le challenger de Grenoble où je bats Gilles Simon, Thierry Ascione, Fabrice Santoro et Thomas Enqvist en finale sans surjouer, en jouant un bon tennis. Puis j'ai enchaîné à Lyon, je me qualifie puis je domine David Ferrer et Davide Sanguinetti et je fais un bon premier set contre Gaël Monfils avant de m'écrouler un peu physiquement. Là je me suis dit il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. Mais en se disant ça, il y avait encore beaucoup de chemin, beaucoup de travail à accomplir.

C'est avant tout un travail mental ?

Cela m'a beaucoup aidé. Sur le terrain, je ne disais plus rien, je prenais beaucoup sur moi, je prenais mon temps, je soufflais parce qu'au niveau physique ou tennistique, tous les joueurs savent frapper dans une balle et courir, c'est souvent dans la tête où cela ne passe pas forcément. Et moi, c'était un gros travail au niveau mental et cela ne pouvait me faire que du bien au niveau du tennis. Ceux qui me connaissent, qui m'ont vu jouer il y a 4-5 ans, savent que sur le terrain, je pouvais disjoncter. Là je me suis rendu compte - ce n'était pas une surprise - qu'en disant rien sur le terrain, les résultats suivaient.

Physiquement, vos études de sports (licence de Staps), vous ont-elles aidé ?

Cela a été un avantage de toucher à différents sports, des sports collectifs - le hand, le basket - j'ai fait du judo, de la natation, cela fait du bien pour le physique sur le terrain. A la base, je suis quelqu'un qui a de bonnes qualités physiques et j'ai besoin d'un petit entretien entre les tournois, mais j'ai surtout besoin d'enchaîner les matches comme Gilles Simon. On a besoin de faire des matches.

Vous attribuez cette habitude au fait d'avoir commencé tard ?

Non, j'ai toujours été comme cela. Quand je faisais des tournois français, une année j'ai fait 110 ou 120 matches. J'aimais beaucoup enchaîner les tournois. J'ai besoin d'entraînement comme tous les joueurs. Quand je m'entraîne, je donne tout ce que j'ai, je suis tous les conseils de mon entraîneur, tous les exercices à la lettre.»
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MessageSujet: Re: Interview de l'Equipe   Dim 18 Jan - 14:08

merci Wink
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